Tribune
de Genève
Genève
dopé à lhormone de croissance des biotechs
Le Symposium BioData 2003 va à nouveau réunir financiers,
chercheurs et industriels.
A en croire le conseiller
d’Etat genevois Carlo Lamprecht, BioData 2003 c’est un monde idéal.
Mais en très petit et sur deux jours. Et en plus c’est pas cher! Le
Symposium international des sciences de la vie, dont le budget privé
est de 300 000 francs et qui réunira les 21 et 22 janvier prochain près
de 500 participants à Genève, semble ainsi rassembler toutes les qualités
requises pour confirmer et développer la présence du secteur très prometteur
de la biotechnologie en Suisse romande. L’engouement du ministre genevois
est compréhensible. BioData offre en effet une superbe passerelle entre
les pouvoirs publics, les Universités, le monde de la finance et celui
de la recherche médicale. Avec le soutien des cantons de Genève et de
Vaud ainsi que grâce à l’aide financière des deux grands groupes Serono
et Hewlett Packard, les organisateurs de la manifestation lancée en
janvier 2002 mettent en commun des entreprises riches en matière grise
et des financiers pauvres en débouchés intéressants. Une rencontre arrangée
pour un mariage qui ne demande qu’à être consommé. Et ce, pour le plus
grand bien du témoin, la région lémanique.
L’avenir
industriel de la Suisse
Depuis
plusieurs mois, la Suisse assiste à l’éclosion de nombreuses entités
biotechnologiques poussant à l’ombre du géant et modèle Serono. Citons
par exemple Actelion, Tecan, Modex, GeneProt ou encore Cytos Biotechnology.
"Mais ces sociétés dépendent très vite de leur accès aux capitaux
ainsi que des partenariats qu’elles signent avec les grandes sociétés
pharmaceutiques. Et en 2002, à mesure que l’incertitude concernant la
croissance économique a grandi, l’intérêt pour les sociétés à haut risque
s’est réduit", a regretté hier le président et fondateur de BioData,
Hervé de Kergrohen. Avant d’ajouter avec malice: "BioData est un
élément très utile à la communication des entreprises grâce aux rencontres
entre investisseurs et décideurs". Des investisseurs de nombreux
pays, les industriels de la pharmacie, de la bio-informatique et les
entreprises de biotechnologie vont à nouveau pouvoir se rencontrer avant
de concrétiser des projets communs ainsi que l’a permis la première
édition de BioData.
En
janvier 2002, plus de 350 participants se sont réunis avec 45 sociétés
représentées par leurs dirigeants. A noter encore que près de 60% des
participants étaient des investisseurs, ce qui tend à démontrer le potentiel
économique que peuvent receler les sociétés de biotechnologies. Cette
année, la participation devrait être encore plus forte dans les salons
de l’Hôtel Intercontinental.
Genève et Vaud s’activent grâce à BioAlps
Les
cantons de Genève et Vaud se sont mobilisés par le biais de leurs départements
respectifs de l’Economie ainsi que de leurs institutions universitaires
et hospitalières pour supporter l’initiative BioData. Ils ont constitué
l’entité BioAlps (devenant effective officiellement dès le début du
mois de février), qui devrait s’enrichir de l’arrivée du Valais et de
Fribourg. BioAlps a pour but de promouvoir l’espace lémanique en tant
que centre de compétence et d’industrie dans le domaine des sciences
de la vie. Genève négocie également en ce moment une future collaboration
avec la manifestation lyonnaise BioSquare.
A
en croire le conseiller d’Etat genevois Carlo Lamprecht, BioData 2003
c’est un monde idéal. Mais en très petit et sur deux jours. Et en plus
c’est pas cher! Le Symposium international des sciences de la vie, dont
le budget privé est de 300 000 francs et qui réunira les 21 et 22 janvier
prochain près de 500 participants à Genève, semble ainsi rassembler
toutes les qualités requises pour confirmer et développer la présence
du secteur très prometteur de la biotechnologie en Suisse romande. L’engouement
du ministre genevois est compréhensible. BioData offre en effet une
superbe passerelle entre les pouvoirs publics, les Universités, le monde
de la finance et celui de la recherche médicale. Avec le soutien des
cantons de Genève et de Vaud ainsi que grâce à l’aide financière des
deux grands groupes Serono et Hewlett Packard, les organisateurs de
la manifestation lancée en janvier 2002 mettent en commun des entreprises
riches en matière grise et des financiers pauvres en débouché! s intéressants.
Une rencontre arrangée pour un mariage qui ne demande qu’à être consommé.
Et ce, pour le plus grand bien du témoin, la région lémanique.
L’avenir
industriel de la Suisse
Depuis
plusieurs mois, la Suisse assiste à l’éclosion de nombreuses entités
biotechnologiques poussant à l’ombre du géant et modèle Serono. Citons
par exemple Actelion, Tecan, Modex, GeneProt ou encore Cytos Biotechnology.
"Mais ces sociétés dépendent très vite de leur accès aux capitaux
ainsi que des partenariats qu’elles signent avec les grandes sociétés
pharmaceutiques. Et en 2002, à mesure que l’incertitude concernant la
croissance économique a grandi, l’intérêt pour les sociétés à haut risque
s’est réduit", a regretté hier le président et fondateur de BioData,
Hervé de Kergrohen. Avant d’ajouter avec malice: "BioData est un
élément très utile à la communication des entreprises grâce aux rencontres
entre investisseurs et décideurs". Des investisseurs de nombreux
pays, les industriels de la pharmacie, de la bio-informatique et les
entreprises de biotechnologie vont à nouveau pouvoir se rencontrer avant
de concrétiser des projets communs ainsi que l’a permis la première
éd! ition de BioData.
En janvier
2002, plus de 350 participants se sont réunis avec 45 sociétés représentées
par leurs dirigeants. A noter encore que près de 60% des participants
étaient des investisseurs, ce qui tend à démontrer le potentiel économique
que peuvent receler les sociétés de biotechnologies. Cette année, la
participation devrait être encore plus forte dans les salons de l’Hôtel
Intercontinental.
EDOUARD
BOLLETER